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Cette page a été traduite de l'original allemand, en partie par une machine. Certaines formulations peuvent être maladroites ou inexactes. En cas de doute, veuillez consulter l'original.

Cohérence vs. consistance

La consistance

La consistance se rapporte à l'absence de contradiction entre des énoncés. Un ensemble d'énoncés est consistant s'il est logiquement possible que tous les énoncés soient vrais en même temps. Autrement dit : des énoncés consistants ne se contredisent pas mutuellement.

Exemple de consistance :

  • « Il pleut aujourd'hui. »
  • « Je vais prendre mon parapluie. »
  • « Les rues seront mouillées. »

Ces énoncés sont consistants, car ils peuvent tous être vrais en même temps.

Exemple d'inconsistance :

  • « Tous les cygnes sont blancs. »
  • « Il y a un cygne noir au zoo. »

Ces énoncés sont inconsistants, car ils ne peuvent pas être vrais tous les deux en même temps.

La cohérence

La cohérence va au-delà de la simple absence de contradiction et se rapporte au lien sensé entre les énoncés. Un système cohérent d'énoncés se caractérise par le fait que les énoncés ne sont pas seulement exempts de contradiction, mais aussi logiquement reliés entre eux et se soutiennent mutuellement.

Exemple de cohérence :

  • « Les rues sont mouillées. »
  • « Il a plu récemment. »
  • « Les nuages dans le ciel sont sombres. »

Ces énoncés ne sont pas seulement consistants, mais aussi cohérents, car ils forment une image d'ensemble et se soutiennent mutuellement.

Exemple de manque de cohérence :

  • « Les rues sont mouillées. »
  • « Aujourd'hui, c'est mardi. »
  • « Les éléphants ont une longue trompe. »

Ces énoncés sont certes consistants (ils peuvent tous être vrais en même temps), mais ils ne forment pas un tout cohérent, car ils ne présentent aucun lien sensé.

Différences et importance

La principale différence entre la consistance et la cohérence peut se résumer ainsi :

  • La consistance est une exigence logique minimale : les énoncés ne doivent pas se contredire.
  • La cohérence est une exigence plus forte : les énoncés ne doivent pas seulement être exempts de contradiction, mais aussi former un lien sensé.

Dans la pratique de la pensée critique, nous visons à la fois la consistance et la cohérence. La consistance est une condition nécessaire, mais non suffisante, pour un argument convaincant. Un argument vraiment fort doit aussi être cohérent, c'est-à-dire que ses composants doivent être logiquement reliés entre eux et se soutenir mutuellement.