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Résumé
Dans ce chapitre, nous avons examiné ce qui constitue un argument et ce qui distingue un bon argument d'un mauvais. Nous avons appris :
- Qu'est-ce qu'un argument : un argument se compose de prémisses (des raisons) et d'une conclusion (une affirmation). Des notions comme la validité et la solidité, ainsi que le schéma de Toulmin, permettent de décrire sa construction interne.
- Les types d'inférence : la déduction garantit, l'induction généralise, l'abduction explique. Seule la déduction préserve la vérité ; l'induction et l'abduction élargissent notre savoir, mais restent incertaines.
- Les schémas d'arguments valides : nous avons découvert différents schémas d'argumentation, dont les syllogismes catégoriques, la reductio ad absurdum, les arguments par analogie et l'abduction. Comprendre ces schémas nous aide à analyser et à construire des arguments.
- Les caractéristiques des bons arguments : la clarté, la pertinence, l'adéquation, la réfutabilité et la proportionnalité sont des caractéristiques de qualité importantes des arguments.
- Rhétorique versus argumentation : tandis que l'argumentation se concentre sur l'inférence logique et les preuves, la rhétorique englobe aussi les appels émotionnels, le style et la présentation. Toutes deux ont leur place dans la communication, mais les penseurs critiques devraient savoir distinguer la rhétorique persuasive de l'argumentation solide.
- Inférence formelle vs. informelle : l'inférence formelle repose sur des règles et des structures explicites et est indépendante du contenu, tandis que l'inférence informelle a lieu en langage naturel et tient compte du contexte, des connaissances de fond et des hypothèses implicites.
- Analyser les arguments : nous avons appris à reconstruire un argument — mettre au jour la conclusion et les prémisses, compléter les hypothèses implicites et appliquer concrètement le schéma de Toulmin —, afin de pouvoir ensuite l'évaluer équitablement.
- Reconnaître les hypothèses cachées : nous avons découvert différents types d'hypothèses cachées (hypothèses de valeur, factuelles, conceptuelles, causales) et des méthodes pour les identifier (la chaîne des « pourquoi », le test de négation, le changement de perspective, l'examen par analogie).
La capacité de reconnaître et de construire de bons arguments est une compétence centrale de la pensée critique. Elle nous permet de prendre des décisions fondées, de nous protéger contre la manipulation et de participer de façon constructive aux discussions.
Dans les chapitres suivants, nous explorerons d'autres aspects de la pensée critique, parmi lesquels les pièges du langage, les biais cognitifs et les raisonnements fallacieux qui peuvent entraver une bonne argumentation.
Sources
- 🇬🇧 Stephen Toulmin (1958), The Uses of Argument
- 🇬🇧 Reconstructing and Analyzing Arguments. https://human.libretexts.org/Bookshelves/Philosophy/Logic_and_Reasoning/Introduction_to_Logic_and_Critical_Thinking_2e_(van_Cleave)/01%3A_Reconstructing_and_Analyzing_Arguments
- 🇩🇪 Henning Franzen, Anne Burkard et David Löwenstein, Argumentieren lernen, Aufgaben für den Philosophie- und Ethikunterricht. En ligne, cc-by-nc-sa.
- 🇩🇪 Jonas Pfister (2020a). Kritisches Denken. Ditzingen : Reclam.
- 🇩🇪 agumentation.online : une collection curatée de reconstructions d'arguments