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Cette page a été traduite de l'original allemand, en partie par une machine. Certaines formulations peuvent être maladroites ou inexactes. En cas de doute, veuillez consulter l'original.

Les types d'inférence : déduction, induction, abduction

Avant d'examiner les schémas d'arguments particuliers, il vaut la peine de jeter un coup d'œil aux formes d'inférence fondamentales. Charles S. Peirce en a distingué trois, qui diffèrent par ce que nous présupposons et ce que nous voulons obtenir : une règle, un cas particulier ou une explication.

Déduction : de la règle au cas

Dans la déduction, nous concluons d'une règle générale à un cas particulier. Si les prémisses sont vraies, la conclusion est nécessairement vraie : la déduction préserve la vérité, mais ne crée pas de savoir nouveau sur le monde ; elle ne fait qu'expliciter ce qui est déjà contenu dans les prémisses.

  1. Règle : Tous les hommes sont mortels.
  2. Cas : Socrate est un homme.
  3. Résultat : Donc Socrate est mortel.

Induction : du cas à la règle

Dans l'induction, nous généralisons à partir de cas particuliers observés vers une règle. La conclusion n'est pas contraignante, mais seulement plus ou moins probable : une seule exception peut faire tomber la règle. En revanche, l'induction fournit un savoir nouveau, qui va au-delà des observations.

  1. Cas : Socrate, Platon, Aristote… sont morts.
  2. Résultat (règle) : Donc, vraisemblablement, tous les hommes sont mortels.

Abduction : du constat à la meilleure explication

Dans l'abduction, nous cherchons, pour une observation surprenante, l'explication la plus plausible (une hypothèse). Elle non plus n'est pas contraignante, mais constitue une conjecture fondée, qui pourra ensuite être confirmée ou réfutée.

  1. Constat : La pelouse est mouillée.
  2. Règle : S'il a plu, la pelouse est mouillée.
  3. Meilleure explication : Il a vraisemblablement plu.

Comment elles s'articulent

Les trois formes s'imbriquent. La déduction vit d'énoncés universels (« Tous les A sont des B »), mais de tels énoncés universels, à strictement parler, ne peuvent jamais être prouvés par l'observation. Nous les obtenons le plus souvent de manière inductive, en généralisant à partir de nombreux cas particuliers. La déduction n'est donc jamais plus sûre que les règles acquises par induction sur lesquelles elle s'appuie : sa rigueur, elle l'hérite de prémisses qui ne sont elles-mêmes que probables. L'abduction, quant à elle, engendre les hypothèses que nous éprouvons ensuite par induction et que nous réutilisons par déduction.

À retenir

La déduction garantit, l'induction généralise, l'abduction explique. Seule la déduction préserve la vérité ; l'induction et l'abduction élargissent notre savoir, mais restent incertaines.

Pour aller plus loin : Abduction, induction, déduction (arbeitsblaetter.stangl-taller.at, en allemand)