15. Post Hoc Ergo Propter Hoc
Wireless Philosophy, Fallacies, 5:42. Original title: CRITICAL THINKING - Fallacies: Post Hoc Ergo Propter Hoc [HD]
Summary
Résumé
Paul Henne (Duke University) explains the informal fallacy post hoc ergo propter hoc ("after this, therefore because of this"), using a broken bicycle to show that establishing that one event followed another is not the same as establishing that it was caused by it.
Paul Henne explique le sophisme informel post hoc ergo propter hoc (« après cela, donc à cause de cela »), en s'appuyant sur un vélo cassé pour montrer qu'établir qu'un événement en a suivi un autre n'équivaut pas à établir qu'il en a été causé.
A broken bike
Un vélo cassé
Henne lends his bike to his roommate Alex, who returns it with a broken chain. Henne's first reaction, that Alex broke it, seems obvious: the bike broke after Alex rode it. But Henne argues this conclusion is premature without further evidence that Alex was negligent, since the chain could simply have been defective, so that whoever rode the bike that day would have come home with the same broken chain.
Henne prête son vélo à son colocataire Alex, qui le rapporte avec la chaîne cassée. La première réaction de Henne, à savoir qu'Alex l'a cassée, paraît évidente : le vélo s'est cassé après qu'Alex l'a utilisé. Mais Henne soutient que cette conclusion est prématurée en l'absence d'indices supplémentaires établissant la négligence d'Alex, car la chaîne pouvait simplement être défectueuse, de sorte que quiconque aurait utilisé le vélo ce jour-là serait rentré avec la même chaîne cassée.
Formalising the fallacy
Formaliser le sophisme
He sets out the bare structure of the fallacy:
Il expose la structure nue du sophisme :
Premise 1: X happened after Y.
Conclusion: Therefore, Y caused X.
Prémisse 1 : X est survenu après Y.
Conclusion : Donc Y a causé X.
Applied to the bike: my bike broke after Alex rode it, therefore Alex caused it to break. As it stands the argument is invalid; Henne's counterexample is that the sun sometimes comes out after it rains, without the rain causing the sun to come out.
Appliqué au vélo : mon vélo s'est cassé après qu'Alex l'a utilisé, donc Alex a causé la casse. Tel quel, l'argument est invalide ; le contre-exemple de Henne est que le soleil se montre parfois après la pluie, sans que la pluie fasse sortir le soleil.
Adding premises, then testing them
Ajouter des prémisses, puis les éprouver
Henne tries to rescue the argument by adding an implicit premise: usually, the person who rode the bike before it broke caused it to break. This turns the argument into an inductive one, but Henne notes it still needs more evidence to be convincing, so he compares two cases: one where his other roommate Aleah witnessed Alex hitting the chain with a hammer (strong evidence), and one where she saw nothing (weak evidence, only "likely"). A stronger premise, that a bike breaking after someone rides it means the rider caused it, makes the argument valid, but Henne shows it is not sound: the premise is false, since bikes often break from ordinary wear and tear without any negligence.
Henne tente de sauver l'argument en ajoutant une prémisse implicite : d'ordinaire, la personne qui a utilisé le vélo avant qu'il ne casse en a causé la casse. L'argument devient ainsi inductif, mais Henne note qu'il lui faut encore davantage d'indices pour convaincre, et il compare donc deux cas : l'un où son autre colocataire, Aleah, a vu Alex frapper la chaîne avec un marteau (indice fort), l'autre où elle n'a rien vu (indice faible, seulement « probable »). Une prémisse plus forte, selon laquelle un vélo qui casse après avoir été utilisé implique que l'utilisateur en est la cause, rend l'argument valide, mais Henne montre qu'il n'est pas solide : la prémisse est fausse, car les vélos cassent souvent par simple usure, sans la moindre négligence.
Beyond the bike
Au-delà du vélo
Henne closes by extending the point beyond his own example: a cat scratch occurring right before a fever does not mean the scratch caused the fever, since the fever could equally have come from a roommate's flu. The sequence of two events alone never establishes a causal relation between them.
Henne conclut en étendant le propos au-delà de son propre exemple : une griffure de chat survenue juste avant une fièvre ne signifie pas que la griffure a causé la fièvre, laquelle pouvait tout aussi bien venir de la grippe d'un colocataire. La succession de deux événements n'établit jamais à elle seule une relation causale entre eux.
Key takeaway
À retenir
Concluding that Y caused X merely because X followed Y is the post hoc fallacy; only additional evidence, not the order of events, can establish that a causal relationship actually exists.
Conclure que Y a causé X du seul fait que X a suivi Y, c'est le sophisme post hoc ; seuls des indices supplémentaires, et non l'ordre des événements, peuvent établir l'existence effective d'une relation causale.